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GRR !...FRANCE : SIX OGM DIFFERENTS DETECTES DANS DES SEMENCES DE MAÏS "CERTIFIEES SANS OGM" !

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Message par Mélusine le Mar 22 Avr - 11:47

Nous avons fait tester par le laboratoire indépendant Eurofins, 3 échantillons aléatoires de semences de maïs d'environ 3 kilos, commercialisés en 2013 et 2014. Le laboratoire y a détecté les OGM suivants :

• 3 OGM différents dans l'échantillon de maïs ORDINO de 2014 : les TC1507, MIR604 et DAS-59122 ;

• 6 OGM différents dans l'échantillon de maïs ORDINO de 2013 : les MON810, MON863, NK603, TC1507, MON88017, DAS-59122 ;

• 2 OGM différents, dans l'échantillon de maïs TAUSTE de 2013 : les TC1507, DAS-59122.

Des agriculteurs français floués

Ces OGM ont été vendus, semés et cultivés dans les champs, on ne sait où en France, à l'insu d'agriculteurs qui ne souhaitaient pas planter d'OGM ! Ils ont été trompés par ce semencier, et ce maïs contenant des OGM se retrouve donc potentiellement dans notre alimentation.

Notre demande est claire : les semences de maïs incriminées doivent être immédiatement retirées du marché, le gouvernement doit mettre en place de réelles mesures de contrôle, et sanctionner sévèrement les infractions à ces règles. Nous le répétons : la coexistence entre cultures OGM et non OGM est impossible !

La loi interdisant la culture de maïs OGM en France, en débat cet après-midi à l'assemblée nationale, est à la fois une nécessité et une urgence. Mais cette loi ne sera pas suffisante : pour lutter efficacement contre les OGM, la France doit agir au niveau européen pour renforcer l'évaluation des OGM et s'assurer qu'elle prenne en compte l'ensemble des impacts sanitaires à long terme, environnementaux et socio-économiques.

Les semenciers sont manipulateurs et peu scrupuleux. En effet, dans certains cas comme au Brésil, les semenciers et lobbies pro - OGM ont introduit ces cultures dans les champs, contaminant les cultures alentour, et utilisant la contamination pour obtenir, de fait, l'autorisation de mise en culture ! S'agit-il d'une man?uvre de plus des semenciers et lobbies pro-OGM pour les faire entrer coûte que coûte les OGM dans les pays qui n'en veulent pas ?

Nous refusons cette fatalité ! Et nous vous donnons le pouvoir de dire non en commençant par interpeller les marques qui utilisent encore des OGM dans la fabrication de leurs produits !

Source Greenpeace
(Trouvé ici)
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Message par kty le Mar 22 Avr - 11:51

Je suis atterré par cette info, ça devient vraiment du grand n'importe quoi.
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Message par Mélusine le Mar 22 Avr - 12:39

A qui se fier ? heureusement que je n'achète plus que bio. Mais j'ai du mal à trouver de la lécithine bio même dans les très bons magasins bio, alors je prends, ou plutôt je prenais, car maintenant je vais me méfier, celle qui était simplement garantie "sans OGM" ...
je crois que nous allons faire d'autres découvertes du même genre, tout finit un jour ou l'autre par venir au grand jour...
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Message par GooZ le Mer 23 Avr - 8:18

Comme quoi on ne peut croire personne...  No 
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Message par chaton le Mer 23 Avr - 9:15

Cet article est ancien mais c'est un bon rappel. A voir où nous en sommes aujourd'hui !

Un label "bio" européen qui autorise les pesticides

Les produits biologiques vendus en Europe pourront dorénavant contenir des résidus d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sans étiquetage particulier, conformément à un nouveau règlement européen qui est entré en vigueur ce 1 janvier 2009.

Adopté en juin 2007 par les ministres européens de l’Agriculture, ce nouveau texte législatif autorise la présence « fortuite ou techniquement inévitable » d’OGM à hauteur de 0,9% dans les produits « bio ». Au-delà de ce seuil, ces aliments devront être étiquetés comme contenant des OGM. En deçà, aucune indication au consommateur n’est prévue.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Environnement belge, Benoît Lutgen, rappelle sur RTLinfo que ce nouveau règlement sur l’étiquetage des produits bio est en totale contradiction avec les objectifs de développement d’une « agriculture basée sur des liens de confiance forts entre producteurs et consommateurs et sur des produits de haute qualité ». Et pour cause !

Le règlement [1] commence par rappeler une évidence, à savoir que « les organismes génétiquement modifiés (OGM) et les produits obtenus à partir d’OGM ou par des OGM sont incompatibles avec le concept de production biologique et avec la perception qu’ont les consommateurs des produits biologiques. Ils ne devraient donc être utilisés ni dans l’agriculture biologique ni dans la transformation des produits biologiques ».

Avant d’ajouter : « L’objectif est d’avoir une présence d’OGM dans les produits biologiques aussi réduite que possible. Les seuils d’étiquetage existants constituent des plafonds qui sont exclusivement liés à la présence fortuite et techniquement inévitable d’OGM. »

La contamination

On se souvient que deux agriculteurs spécialisés dans la culture de maïs alimentaire biologique, Julien et Christian Veillat avaient déposé une plainte car leur production avait été contaminée par des gènes de maïs transgénique, alors même que les parcelles de maïs OGM les plus proches étaient distantes de plus de 35 kilomètres de leurs champs. Ce n’est pas un cas isolé : de nombreux autres cas sont apparus : contaminations par pollinisation, pendant la récolte, le transport, la transformation ou la distribution du produit. Il faut rappeler que la contamination d’aliments par des organismes génétiquement modifiés peut se produire tout au long de la chaîne alimentaire, tel que le démontrent les études scientifiques réalisées à ce sujet [2]. L’augmentation des cas de contaminations OGM est même extrêmement préoccupante. Dès 2002 les Verts alertaient déjà sur la contamination lente et irréversible du territoire français par les produits transgéniques (OGM : La contamination s’étend, 9 août 2002).

Mais détecter la présence de gènes manipulés coûte cher et seules quelques grosses associations, comme Greenpeace et Genewatch le font, partiellement, et uniquement à partir des accidents de contamination identifiés.

Ce nouveau règlement européen rappelle ainsi à ceux qui en doutaient qu’on ne parle plus aujourd’hui « de risque de contamination par les OGM », la contamination par dissémination de produits transgéniques dans l’environnement est maintenant plus qu’avérée, elle est convenue : elle est en train de se produire.

Il est impossible d’organiser la coexistence entre variétés transgéniques et conventionnelles : la pollution génétique est scientifiquement inévitable.

Ce nouveau règlement étend donc aux produits « bio » les dispositions européennes déjà en vigueur depuis 2004 pour l’ensemble des aliments issus de l’agriculture conventionnelle.

Vu qu’il est prévisible qu’à terme tous les produits de l’agriculture et donc tous nos aliments seront contaminés par les organismes transgéniques, les décideurs politiques viennent donc d’autoriser la présence d’OGM, en deçà d’un certain seuil (0,9%) dans les éléments étiquetés « biologiques ».

On peut supposer que lorsque la contamination par les semences transgéniques va progresser, il suffira à nos brillants politiques de pondre un nouveau règlement permettant, d’augmenter ce seuil, de revoir à la hausse les « plafonds qui sont exclusivement liés à la présence fortuite et techniquement inévitable d’OGM » : ainsi, rêvons qu’en 2060, seront probablement considérés comme aliments issus de l’agriculture biologique des produits agricoles contenant un taux de gêne transgénique inférieur à… disons… 20%. Voire plus. Tout dépendra probablement du degré de contamination...

Tous les scientifiques savent en effet maintenant qu’il va y avoir contamination. Une étude de Greenpeace montre clairement que la coexistence est un leurre : « les cultures d’OGM à grande échelle empêchent définitivement les consommateurs et les producteurs de choisir des produits ou des semences sans OGM. » [3]

« Ce n’est qu’une question de temps » rappelle le microbiologiste Ignacio Chapela [4].

« Ce n’est qu’une question de temps. Cela mettra, par exemple, plus de temps pour le riz, beaucoup moins propice aux croisements que le maïs, mais c’est inéluctable. On rencontre le même problème avec les espèces invasives. La « coexistence » est un concept clé inventé par l’industrie biotechnologique pour négocier le fait que la contamination génétique par les OGM est une réalité, c’est la stratégie du cheval de Troie . »

Un logo « bio » européen


Un label européen, associé à de nouvelles normes a été décidé par le Conseil des ministres de l’Agriculture des 27. Il sera obligatoire sur les emballages à partir du 1er janvier 2009 (la date a été repoussée au 1er janvier 2010)

Outre l’introduction de ce seuil controversé de 0,9%, le nouveau texte établit une série de règles fondamentales pour l’agriculture biologique en Europe. Ainsi, seules les denrées alimentaires contenant au moins 95% (en masse) d’ingrédients biologiques pourront porter le nouveau logo biologique européen.

Auparavant, pour bénéficier de cette appellation il suffisait qu’un produit fini contienne au moins 70% d’ingrédients biologiques : dans le cas contraire il était interdit de faire allusion au mot « biologique » sur un produit.

Aujourd’hui, comme l’explique Henri Thepaut, président de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique) : « il suffira de 5% d’ingrédients bio. Dès lors qu’on mettra une fraise bio dans un yaourt, on pourra le dire sur le paquet". »

Ce nouveau "label" aurait normalement dû faire son apparition ce 1er janvier, en même temps que le nouveau règlement, mais son introduction a été reportée.

Soyez donc patients. Il vous faut attendre encore un peu avant de pouvoir acheter des produits « bio européen » ne contenant pas plus de 5% d’OGM…

Bon appétit.
__

• Les amis de la Terre et d’autres ONG dénoncent le fait que ce nouveau label autorise l’usage des pesticides et que la Commission s’aligne de fait "sur les exigences des multinationales et veut rabaisser l’agriculture bio au niveau de l’agriculture dite « raisonnée » qu’elles soutiennent".

A lire :

• L’impossible coexistence (pdf). 7 années d’OGM et de contamination du maïs biologique et conventionnel : une approche à partir des cas de la Catalogne et de l’Aragon.

• Les produits bio pourront contenir des OGM

• Décision européenne : les produits bio pourront contenir des OGM !

• La contamination par les OGM est inéluctable

• OGM Contamination Register 2007

• L’Espagne contaminée par les OGM... Va-t-on laisser la même catastrophe se produire en France ?

Des sites :

• Combat Monsanto

• Greenpeace

• Les Amis de la Terre



[1] Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) n° 2092/91

[2] http://www.europa.eu.int/comm/food/...

[3] L’Espagne contaminée par les OGM

[4] microbiologiste et professeur à l’université de Berkeley en Californie. Ses travaux ont connu un retentissement mondial à l’occasion de la publication dans la revue Nature, en 2001, de preuves de contamination par du maïs OGM de variétés natives des hauts plateaux mexicains d’Oaxaca. Interview à lire sur le site du Collectif 29 Mai
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GRR !...FRANCE : SIX OGM DIFFERENTS DETECTES DANS DES SEMENCES DE MAÏS "CERTIFIEES SANS OGM" ! Empty La règlementation de la bio (2011)

Message par chaton le Mer 23 Avr - 9:53

Depuis le 1er janvier 2009, de nouveaux règlements européens encadrent l’agriculture biologique, complétés par un texte français d’application nationale (CCF). Deux guides ont également été établis au niveau national afin d'aider à la compréhension et à l’application de ce règlement. Voici la présentation des grandes lignes réglementaires qui régissent le mode de production biologique.

Le règlement CE n° 834/2007 du Conseil du 20 juillet 2007 modifié  constitue, depuis le 1er janvier 2009,  le règlement cadre de la production biologique et de l’étiquetage des produits biologiques. Le règlement CE n° 889/2008 de la Commission modifié, donne les modalités d’application de ce règlement cadre. Le règlement CE n° 834/2007 du Conseil du 20 juillet 2007 modifié  constitue, depuis le 1er janvier 2009,  le règlement cadre de la production biologique et de l’étiquetage des produits biologiques. Le règlement CE n° 889/2008 de la Commission modifié, donne les modalités d’application de ce règlement cadre.
Un texte français (CCF) est sorti par arrêté en janvier 2010 : il comprend des éléments d’application nationaux, mais aussi des cahiers des charges d’élevages spécifiques à la France (escargots, lapins…).
Deux guides ont également été établis au niveau national afin d'aider à la compréhension et à l’application de ce règlement : un  « guide de lecture » et un guide d’étiquetage.

Voici la présentation des grandes lignes réglementaires qui régissent le mode de production biologique.

Productions végétales

La conduite des productions végétales est basée sur l’amélioration constante de la fertilité et de l’activité biologique des sols et privilégie l’apport d’amendements organiques. L’utilisation de produits chimiques de synthèse est interdite. Il s’agit de nourrir le sol pour nourrir la plante.

Conversion

Avant que leurs récoltes ne puissent être considérées et vendues comme étant issues de l’agriculture biologique, les surfaces passent par une phase de conversion de 2 ans avant ensemencement pour les annuelles, 3 ans avant la récolte pour les pérennes. Pendant cette période de conversion, toutes les règles de la bio doivent être appliquées. Sous certaines conditions, il est possible commercialiser des produits végétaux certifiés en deuxième année de conversion.

Fertilisation

La fertilisation est basée sur des rotations longues des cultures, comprenant des légumineuses, des engrais verts, l’épandage d’effluents bio. Si ces méthodes ne suffisent pas, d’autres engrais peuvent être utilisés, y compris des effluents conventionnels d’origine non industrielle, à condition qu’ils soient dans la liste positive dédiée. Par accord tacite, l’interprétation courante est qu’il est possible d’utiliser le fumier d’un élevage dès lors qu'il n'est pas « hors-sols ».

L’azote minéral est interdit. L’apport d’effluents animaux ne doit pas dépasser 170 kg N/ha, cette limite ne s'appliquant qu'aux engrais organiques d’origine animale.

Protection des cultures

La protection des plantes (maîtrise des adventices, lutte contre les ravageurs et les maladies) est basée sur la protection par des auxiliaires naturels, le choix des espèces et des variétés culturales, la rotation des cultures, les techniques culturales, le travail du sol et les procédés thermiques. En cas de menace avérée pour une culture et si les moyens précédents ne suffisent pas, seules les spécialités commerciales autorisées à la mise sur le marché (AMM) et conformes à la réglementation bio peuvent être utilisées. Le désherbage utilise principalement des moyens mécaniques et thermiques.


Lien au sol et mixité


L’hydroponie est interdite, les racines de la plante ne pouvant pas être dans une solution ou dans un matériel inerte enrichi d’une solution.

La mixité de production bio/non bio est interdite sur les mêmes variétés ou des variétés non distinguables à l’œil nu. Pour des variétés différentes, la mixité est possible à condition de bien séparer les unités.

Semences

Les semences et matériels de reproduction végétative doivent être bio. Des dérogations sont possibles en cas d’indisponibilité. Depuis 2004, la vérification de la disponibilité en semences biologiques passe par le site Internet  http://www.semences-biologiques.org/.

L’utilisation d’OGM (notamment de semences OGM) et de ses dérivés est interdite.

Productions animales

L’élevage bio doit se conformer aux besoins spécifiques des différentes espèces animales et tenir compte des deux grands principes en bio qui sont le lien au sol et le respect du bien-être animal. Les animaux, nourris avec des aliments naturels, sains et variés, sont eux-mêmes source de fumure organique permettant le maintien de la fertilité des sols. L’efficacité économique de l’élevage reposera très fortement sur ses possibilités d’autonomie alimentaire.


Conversion et origine des animaux


Les pâturages, parcours et aires d’exercices extérieures sont soumis à une conversion de 2 ans, qui peut être réduite sous certaines conditions (non utilisation de produits interdits...). La durée de conversion des animaux est variable selon les espèces de 6 semaines à 12 mois. Une conversion simultanée en 2 ans des animaux et des surfaces est possible.

Les animaux bio doivent naitre et être élevés en bio, mais il est possible d’acheter des animaux conventionnels si des animaux bio ne sont pas disponibles. Sauf pour les volailles, cela n'est possible qu'à des fins de reproduction (pas d'engraissement en bio d'animaux conventionnels). Les achats de femelles nullipares conventionnelles sont limités en quantité sauf pour la première constitution de cheptel, avec des exceptions en cas de forte mortalité, catastrophes…

La mixité de production bio/non bio est interdite sur les mêmes espèces. Pour des espèces différentes, la mixité est possible à condition de bien séparer les unités.

Alimentation

L'alimentation des animaux bio répond à trois grands principes :

- bio : à 100% pour les herbivores, 95% pour les monogastriques (100% en 2012). Il est possible d'utiliser des aliments en deuxième année de conversion (30% en achat extérieur, 100% en autoproduction), voire des fourrages autoproduits en première année de conversion (20% max).

- adaptée à l'animal : 60% minimum de fourrages grossiers pour les herbivores, lait naturel pour les jeunes...

- produite principalement sur la ferme, ou, si cela n'est pas possible, dans la région ou, à défaut, des régions proches.

Les matières 1ères non bio additifs, etc... ne peuvent être utilisés que s'ils sont dans la liste dédiée. L'utilisation de facteurs de croissance et d'acides aminés de synthèse est interdite. Enfin, il est interdit de nourrir ses animaux avec des matières premières OGM.


Bien-être et respect de l'éthologie


Les densités sont limitées, que ce soit dans les bâtiments ou sur les parcours. Les bâtiments sont adaptés aux animaux (lumière naturelle, aérations, 50% minimum du sol sans caillebotis et paillé,  nombre de nids minimum pour les volailles, perchoirs pour les poules…). Pas de cages et en principe pas d’attache (sauf pour les anciens bâtiments et les petites exploitations).

L'accès au plein air, aux pâturages pour les herbivores, est obligatoire lorsque les conditions météo le permettent (des exceptions sont prévues à certains stades fragiles).

La reproduction recourt de préférence à des méthodes naturelles. Toutefois, l'insémination artificielle est autorisée. Pas de traitements à base d'hormones ou de substances analogues, sauf dans le cadre d'un traitement vétérinaire individuel. Le clonage et le transfert d'embryons sont interdits.

Seules un petit nombre de mutilations sont autorisées (castration, écornage, coupe des queues des moutons et épointage des volailles). A l'exception de la castration, ces opérations ne peuvent être réalisées systématiquement. Elles doivent être faites à l'âge approprié, sous certaines conditions.

Santé animale

La prévention (alimentation, hygiène, logement, conduite) limite les principaux risques sanitaires. La vaccination est également autorisée en bio.

En cas de maladie, l'élevage bio donne une priorité claire aux traitements homéopathiques et phytothérapiques. Les traitements allopathiques chimiques (y compris antibiotiques) ne sont possibles qu'en curatif et leur nombre est limité (de 1 à 3 par an selon la durée de vie de l'animal, hors traitements obligatoires et vaccins). Seuls les anti-parasitaires ne sont pas limités en nombre. Le délai d’attente légal entre un traitement allopathique et la vente des produits est doublé, et il est de 48H minimum.

Effluents

Le chargement global doit être tel que la quantité d’effluents ne dépasse pas 170 kg d’N/ha/an (surface épandable). Les effluents excédentaires doivent être contractualisés avec une autre exploitation pour être épandus sur des surfaces bio.


La transformation


La transformation en bio, c'est :

   Des matières premières issues de l’agriculture biologique :
       au moins 95%pour un produit « bio ». Les ingrédients non bio ne peuvent être utilisés que s'ils sont dans la liste dédiée, et ne peuvent être présents dans le produit avec le même ingrédient en bio.
       dans un produit comprenant moins de 95% d’ingrédients bio, les ingrédients bio peuvent être signalés dans la liste d’ingrédients, sans aucune autre référence à la bio ailleurs sur le produit ou les documents de communication)
       une catégorie spécifique permet de communiquer sur les ingrédients bio accompagnant une matière première principale issue de la pèche ou de la chasse (ex : « sardines à l’huile biologique »)
   Des procédés de transformation qui respectent la nature des matières premières, même si aujourd’hui aucune règle d’application n’est encore publiée.
   Pas d’additifs de synthèse: les additifs, auxiliaires technologiques, arômes, ne peuvent être utilisés que s’ils sont dans la liste de produits autorisés.

La mixité est possible, mais la préparation des produits bio doit être faite en série complète dans une plage de temps donnée, et précédée d'un nettoyage à l'aide de produits autorisés en bio.

La présence accidentelle d'OGM

Si l'utilisation est clairement interdite, le seuil de présence fortuite d’OGM dans les produits bio a été fixé à 0,9%. Au-delà, un produit bio se voit automatiquement déclassé en conventionnel.

Entre 0,1% (seuil de quantification) et 0,9%, les organismes certificateurs statuent sur le caractère fortuit ou non des contaminations. L'opérateur concerné devra apporter la preuve qu'il a bien pris toutes les dispositions possibles pour éviter la présence de traces d'OGM. S’il apporte cette preuve, le produit n’est pas déclassé.


Système de contrôle et de certification


En France, il passe par des organismes certificateurs. Ceux-ci doivent être accrédités selon la norme EN 45011 et agréés par les autorités compétentes (INAO). Chaque opérateur fait l’objet d’un contrôle spécifique au moins une fois par an s’ajoutant aux possibles contrôles officiels de portée générale.

Étiquetage des produits bio


Les produits doivent contenir plus de 95% d’ingrédients d’origine bio pour être étiquetés « bio ». Des produits comportant moins de 95% d’ingrédients biologiques pourront indiquer les ingrédients biologiques, uniquement sur la liste des ingrédients du produit,

Les logos AB et européen ne sont utilisables que sur les produits contenant au moins 95% d'ingrédients bioet respectant les règlements européen de l'agriculture biologique.

Pour les produits préemballés d'origine européenne, le logo européen est obligatoire depuis le 1er juillet 2010 (avec des dérogations pour les anciens emballages jusqu'en 2012). Il est accompagné de précisions sur l'origine géographique des produits (UE/non UE et possibilité de mentionner le pays sous certaines conditions). Le logo AB reste utilisable et facultatif.

Source
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