Les futurs médecins pas assez formés au bon usage des médicaments

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les futurs médecins pas assez formés au bon usage des médicaments

Message par Mélusine le Mer 7 Mai - 8:46

Pour enfoncer le clou et faire suite au serment d'Hippocrate dont vient de parler Chaton, voici ce que j'ai trouvé sur le Figaro  ce matin ! Là, il n'est question que des "futurs médecins" mais combien actuellement n'en connaissent pas davantage...

Selon le magazine Que Choisir, la formation des étudiants aux médicaments ne serait pas suffisante et l’influence des grands groupes pharmaceutiques serait particulièrement puissante, dès le début des études.

Les étudiants français auraient une connaissance fort médiocre des médicaments, selon le magazine Que choisir. Un constat fort gênant alors que les affaires du Mediator et des pilules contraceptives de 3e et 4e générations ont secoué la France.

Alors que la société européenne de pharmacologie recommande une formation minumum de 120h, les universités françaises n’imposent que 30 à 40h en première année, parfois plus en fonction des facultés. A la faculté de médecine de Toulouse, il faut compter 170h en tout. Mais c’est un cas unique en France.

«La plupart [des universités] ne réservent même pas une centaine d’heures de cours au médicament» indique le Pr Mathieu Molimard du Collège national de pharmacologie médicale interrogé par Que Choisir, évoquant l’ensemble du cursus des carabins.

Jeune médecin, Fanny constate qu’il y a dix ans, seul «un module en 6e année [était] à valider pour avoir le droit de prescrire juste avant [...] l’internat». Cependant «les stages sont très formateurs» et permettent de compléter cette carence universitaire. Dans certaines universités, des cours facultatifs sont aussi dispensés pour détailler la composition et les effets indésirables des médicaments.

En pratique, Fanny remarque que les «pharmaciens hospitaliers sont présents et collaborent avec les médecins, et les internes», réduisant les marges d’erreur.
L’influence sous-jacente des laboratoires pharmaceutiques

Lors des premiers stages en milieu hospitalier, les jeunes médecins seraient déjà la cible des «visiteurs médicaux», des commerciaux de l’industrie pharmaceutique. Selon Que Choisir, cette pression serait accrue lors de leur internat, quand ils sont justement habilités à prescrire.

Un peu plus tard dans leur carrière, les médecins sont invités à dîner au restaurant avec les représentants de grands groupes. Pour éviter un dangereux mélange des genres, des cours sur la gestion des conflits d’intérêts sont proposés à Bordeaux ou à Toulouse.

Face aux lobbys de ces grands groupes: les «médecins sont suspicieux vis-à-vis des labos» relativise Fanny. C’est une «relation compliqué parce qu’en contrepartie les jeunes médecins ont besoin des nouvelles molécules» et des informations apportées par les laboratoires.
avatar
Mélusine

Messages : 5165
Date d'inscription : 17/03/2013

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les futurs médecins pas assez formés au bon usage des médicaments

Message par chaton le Jeu 8 Mai - 17:05

Voilà qui est clair...
avatar
chaton

Messages : 2655
Date d'inscription : 20/06/2013
Localisation : Au pays du soleil

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les futurs médecins pas assez formés au bon usage des médicaments

Message par GooZ le Ven 9 Mai - 9:31

... et triste.
avatar
GooZ
Admin

Messages : 3838
Date d'inscription : 17/03/2013
Age : 55
Localisation : Dans la joie et le positif

Voir le profil de l'utilisateur http://www.goozweb.com/attraction/attraction.html

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les futurs médecins pas assez formés au bon usage des médicaments

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum